LA MAISON

Aurélie Bidermann, Maison parisienne de joaillerie et de bijoux haute-fantaisie.

Imaginez un Paris de rêve dont on pourrait librement partir pour mieux le retrouver ensuite. Une escapade poétique entre façades haussmanniennes et exubérance tropicale, ruelles de Montmartre et du Lower East Side, les fontaines de l’Etoile et la côte amalfitaine, Central Park et le bassin des Tuileries : voici l’esprit de la Maison Aurélie Bidermann.

Née en 2004, elle baigne dans l’ADN de sa fondatrice éponyme : un voyage permanent entre toits de zinc, futaies émeraude d’Amérique du Sud, la sensualité d’une île, les couleurs vives de fleurs inconnues, le bleu cobalt d’un océan à perte de vue.

Paris et ces ailleurs, tel est le creuset créatif de la Maison, dopé par un sens très parisien de la mode et une coquetterie qui revendique autant la beauté que la légèreté. Cet esprit infuse les cotons multicolores des collections Copacabana et Do Brasil, bijoux culte à l’allure de souvenirs de vacances, les cabochons de pierre de couleur des bagues Miki, les rondeurs gourmandes de la ligne Diana, dont les teintes sorbet cultivent l’été toute l’année.

C’est joyeusement décomplexé, nomade, naturaliste. Le style de la Maison Aurélie Bidermann c’est aussi le goût de la nature, des escapades en forêt, du week-end à la campagne. C’est la maison de famille dans le Sud, les ballades à Fontainebleau, un dimanche en Normandie. Les épis de Blé, les serpents Tao, les feuilles de ginkgo, sont devenus ces talismans qui brouillent les frontières entre le précieux et la fantaisie, dès lors qu’il s’agit de se faire plaisir et de mettre en lumière sa féminité.

Quand la première boutique voit le jour, au coeur de Saint Germain-des-Prés, c’est, davantage qu’un espace de vente, une « histoire à quatre murs » parisienne bien sûr, mais voilà que déjà s’y invitent la sophistication de Palm Springs et le goût de la fête de Rio. Même atmosphère rive droite, rue Royale, comme les deux chapitres d’un seul livre ouvert, un album fantastique où les feuilles de trèfle vont de pair avec ornements navajos, dentelle d’or, serpents dansants, pompons de soie joyeusement additionnés. Colette et Simone de Beauvoir auraient certainement aimé.

Les accumulations de bracelets et de bagues, les équations de couleurs, les mélanges de matières invitent bientôt la joaillerie. A nouveau, la tradition parisienne est taquinée : un drôle d’Eléphant devient pendentif, les Ceintures en fil d’or se transforment en bagues et bracelets. Les pendentifs Chivor évoquent un jeu d’enfant, rien qui n’empêche les femmes d’arborer saphirs, émeraudes et diamants mobiles. Les Dentelles et les Trombones se piquent de pierres précieuses, les Grelots résonnent au tempo des diamants, Scarabées et Coccinelles sont sur le point de déployer leurs ailes de saphirs ou de tsavorites. C’est drôlement précieux et insolemment féminin.

Un nouveau luxe à l’image d’une maison où les gris-gris et porte-bonheurs veillent non seulement sur le style de leurs clientes, mais aussi sur leur humeur. Et peut-être plus encore. Après tout, tout n’est-il pas possible dès lors qu’on se sait belle ?